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Le patriotisme économique, à savoir le fait de privilégier les produits en provenance de et/ou fabriqués dans son pays, est une préoccupation courante en période de crise. En France, depuis la crise de 2008, l’attrait pour les offres nationales s’est renforcé, en réponse à une conscience citoyenne (une volonté de faire vivre une économie locale, de préserver l’industrie française etc…), à une conscience environnementale (le plus on produit près, le moins on pollue) et tout simplement à un désir de qualité. Avec la crise du Covid-19, l’origine France et le Made In France ont un bel avenir… à priori. Nous avons vu les risques liés à une trop forte dépendance à l’extérieur et nous commençons à percevoir les conséquences économiques d’un manque d’autonomie. Selon Bartolomé Lenoir, fondateur de la Chaise Française, « pour la première fois, l’idée d’une indépendance économique de notre pays bascule du côté plus du bon sens que de celui de l’idéologie [1]». Un changement nécessaire pour garantir notre sécurité et notre puissance économique. Demain, exit la Chine, Taiwan ou l’Inde, bonjour les produits signés France.

 

Mais ce nouvel impératif cohabite avec une autre réalité, celle du prix réel et du portefeuille des français. Dans les sondages, les français se disent prêts à payer plus chers pour la relocalisation de produits essentiels et le Made In France[2]. Et pourtant, lors du confinement, le monopole des fruits et légumes français (et leurs prix avec) dans les rayons de supermarchés n’a pas fait que des heureux.

 

Alors, la démocratisation de l’origine et du Made In France, est-ce un rêve lointain ou une réalité qui peut s’ancrer dans le quotidien des français ? Quelles seront les attentes des consommateurs vis-à-vis des marques sur leurs engagements ? Si tout le monde demain devient produit ou fabriqué en France, comment les marques qui en ont fait leur UVP (Unique Value Proposition) parviendront-elles à émerger ? 

 

Le Made In France, niche un jour, niche toujours

 

 Les marques Made In France, ce sont celles qui fabriquent et transforment leurs produits sur notre territoire (l’origine française de la matière première n’est pas une obligation). Derrière le Slip Français, La Chaise Française ou le Chocolat des Français, des jeunes entrepreneurs qui avaient pour ambition de redonner vie à une industrie en péril, de valoriser le savoir-faire et l’artisanat français et de proposer des produits de qualité. L’ancrage français est au cœur de la proposition de chacune de ces marques.

© Le slip Français 

© La chaise Française

© Le chocolat des français 

Bien qu’elles aient bénéficiées d’une aura positive et d’une forte couverture médiatique, ces marques restent niches. Car qui dit main d’œuvre française, dit coûts élevés et prix élevés, et donc inaccessibilité. A titre indicatif, le prix moyen pour un boxer du Slip Français s’élève à 40 euros. Ainsi, elles ne sont pas compétitives face à des grands acteurs internationaux et ne jouent tout simplement pas dans la même cour : en 2018, le chiffre d’affaires du Slip Français s’élevait à environ 20 millions d’euros[3], tandis que celui de Hanes France (Dim) était de 297 millions d’euros la même année[4]. Mais finalement, l’ambition de ces marques n’est pas forcément de faire du volume sur le territoire français, mais plutôt de faire rayonner une certaine idée de la France et de s’exporter à l’international. Chacune d’entre elles vend un idéal français, en reprenant les clichés (les trois couleurs iconiques bleu, blanc et rouge notamment) avec un twist contemporain, un ton joueur et décalé.

 

Et donc demain ?

 

Des nouvelles marques Made In France vont naître, car la tendance va se confirmer. Mais, les coûts de production sur le territoire français resteront à priori incompressibles et donc les prix élevés se maintiendront. Ainsi, cela restera un achat occasionnel, réservé à une clientèle privilégiée urbaine française ou internationale. Pour se différencier, ces marques ont tout intérêt à explorer davantage les différents univers entourant la France, comme le fait si bien le Chocolat des Français avec leurs packagings arty décalés.

 

L’Origine France, une démocratisation plus certaine

 

L’alimentation, ce n’est pas un slip ou une chaise. L’alimentation, c’est la santé et la santé, ça n’a pas de prix. En effet, avec les scandales alimentaires des dernières années (de la vache folle à la lasagne au cheval), les consommateurs attribuent la bonne alimentation à la bonne santé. Ainsi, 79% d’entre eux déclarent être prêts à acheter un produit alimentaire plus cher s’il contient des ingrédients de qualité[5]. L’origine France, du fait de la connaissance de sa provenance, implique une meilleure traçabilité et transparence. Cet élément de réassurance clé avait déjà gagné en popularité avant la crise, à l’instar du développement des AMAP ou des marques comme Bonduelle et Charal qui apposaient un label « Origine France » sur certains de leurs packagings. Etape importante : Un mois avant la crise du Covid-19, Intermarché avait annoncé le lancement d’un Franco-Score, apposé sur les packagings des marques de l’enseigne, qui indique le pourcentage des matières produites en France du produit. E.Leclerc a annoncé à son tour une démarche similaire, « Savoir d’Achat ».

© Intermarché, Le Franco-Score d’Intermarché

 

Et donc demain ?

 

Les consommateurs demain vont se tourner davantage vers des produits alimentaires français, car la crise du coronavirus a changé tant les esprits que les pratiques. Ils sont 93% à déclarer vouloir que l’Etat garantisse « l’autonomie agricole de la France »[6]. Pendant le confinement, les producteurs ont mis en place des plateformes de mise en relation directe au consommateur en un temps record, pour garantir la vente de leurs produits. Même le marché Rungis a ouvert son marché en ligne accessible à tous ! Cela est voué à se développer et se professionnaliser davantage.

© Mon Marché de Rungis, pour une livraison directe du marché au consommateurfinal

 

Mais on peut imaginer qu’au final, les grands gagnants de cette transition, ce seront les distributeurs. Hier, ils ont nourri la France en période de confinement. Demain, ce seront les plus à même à proposer des produits origine France à un prix juste (pour le consommateur du moins) et au plus grand nombre. Ils vont se positionner comme les leaders de ce nouvel impératif et les défenseurs de l’économie nationale. Avec eux, l’Origine France passera de valeur ajoutée à contrat de base et le secteur alimentaire va s’aligner. Pour se différencier, les marques vont chercher à aller plus loin dans l’engagement, comme par la mise en place d’initiatives en faveur du tissu économique national et local. Ou alors en allant plus loin dans le local : Des marques comme BAP-BAP, une bière « Brassée A Paris Bue A Paris» ou La Limonaderie de Paris, fabriquée à Nanterre, ont déjà ouvert la voie. Et du local, pourquoi pas le saisonnier comme prochaine étape ?  A l’instar du yaourt Danone aux Fruits d’ici lancé en mars 2020, sans additif avec une liste d’ingrédients courtes et 100% locale. L’élément différenciant : les saveurs vont varier en fonction des saisons et de la disponibilité des fruits.

 

De nombreux bouleversements vont se produire dans les mois à venir, mais chez SUB, nous sommes convaincus d’une chose : La France a de beaux jours devant elle ! 

© Danone aux fruits d’ici, des ingrédients qui varient selon les saisons 

© Bière BAPBAP, bière artisanale de Paris 

Sources :

[1]https://www.lefigaro.fr/vox/politique/l-epidemie-de-coronavirus-une-opportunite-pour-le-made-in-france-20200306

[2]https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/coronavirus-les-francais-font-des-relocalisations-la-priorite-de-lapres-crise-1194424

[3]https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Slip_français

[4]www.Societe.com

[5]https://www.ania.net/alimentation-sante/barometre-les-francais-et-lalimentation

[6]https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/coronavirus-les-francais-font-des-relocalisations-la-priorite-de-lapres-crise-1194424

Malgré le ralentissement général, quelques acteurs tirent leur épingle du jeu de la crise du coronavirus, à l’instar des supermarchés. Et les rayons stars du moment, ce sont les conserves de légumes (+86% vente dans la semaine du 16 au 22 mars [1] ) et les surgelés salés (+69,8% au même moment [2]). Et pourtant, ces deux catégories n’ont pas toujours eu le vent en poupe. La conserve ne résonnait pas avec plaisir et l’image (et les ventes) des surgelés avaient fortement souffert suite au scandale de la viande de cheval [3]. Bien que le succès actuel des deux catégories soit conjoncturel, celui-ci s’inscrit en fait dans la prolongation d’un retour en force. Leur perception a évolué positivement, grâce au travail de marques audacieuses qui sont parvenues à ré-enchanter les catégories.

 

 

Le surgelé et la conserve, transformer le rationnel en émotionnel

 

C’est avant tout pour des considérations pragmatiques que les consommateurs se tournent vers les conserves et le surgelé. Pratiques, faciles, rapides, de longue conservation, ce sont des alliés du quotidien. Mais l’absence de motivations plus émotionnelles les a longtemps ramenés au rang de seconde catégorie. Ils souffrent de l’image de produits banals, de fonds de placard, de secours quand la flemme s’invite. Face au retour de l’attrait pour les produits frais et le fait-maison, ils paraissent d’autant plus industriels. Même le terme « conserve » renvoie dans l’imaginaire à « conservateurs ». Et pourtant ! Tant le surgelé que la conserve préservent parfaitement la qualité nutritive d’un aliment. Ce sont des réconciliateurs idéaux de praticité et santé. Au-delà d’un enjeu de pédagogie et de réassurance, il existe un véritable enjeu de modernisation et de valorisation de ces catégories. Et des marques audacieuses ont pris à bras le corps cette mission de réinjecter du plaisir dans l’équation. Une stratégie qui a porté ses fruits.

 

 

Première étape : Eduquer et rassurer

 

Le consommateur doit avant tout être rassuré sur la qualité nutritive des produits en conserve et surgelés. Et pour cela, les marques ont une mission d’éducation. Ainsi, l’Union Syndicale de l’Appertisé (UPPIA) qui regroupe 30 marques dont Cassegrain, Bonduelle, Saupiquet, D’Aucy etc. a lancé en avril 2018 une websérie humoristique et ludique de neuf épisodes avec la chroniqueuse Nicole Ferroni et l’acteur Xavier Guelfi pour expliquer les nombreuses vertus de la conserve et « remettre au goût du jour la conserve auprès des plus jeunes [4]». Le packaging est également essentiel pour rassurer, puisque c’est la seconde source d’information (26%) la plus utilisée pour obtenir des renseignements à propos de produits alimentaires pour mieux manger [5] : ceux des conserves et des surgelés mettent bien en avant des mentions rassurantes sur l’origine des ingrédients (« récoltés en France »), la composition (« sans conservateur », « sans résidu de pesticides »), sa préparation ou fabrication (« cuisson vapeur », « cuits dans très peu de jus », « recette élaborée en France ») ou son goût (« respect texture et saveur »). Le nutriscore est également un outil clé pour communiquer la qualité nutritive du produit.

Websérie sur la conserve avec Nicole Ferroni et Xavier Guelfi

Une refonte de l’univers de marque de Bonduelle, avec un look & feel qui fait la part belle à la naturalité et la qualité du produit

 

 

Deuxième étape : Désirer et ressentir 

 

Les marques ont surtout misé sur la valorisation de la catégorie. Et pour cela, il fallait réinjecter du plaisir ! Le plaisir procuré par un produit de qualité, par l’acte de manger sain et de faire du bien à son corps, et bien sûr celui de la découverte. 

 

Le plaisir de la qualité 

 

Cassegrain, la marque premium de la filière, a opéré une refonte de packaging en 2018 pour un rendu plus haut de gamme : un produit mis en scène dans des plats de bistrot, une imperfection pour suggérer la touche humaine et des mots comme « Collection » ou « sélection » pour signifier le soin apporté. 

 

© Cassegrain, La collection de conserves Cassegrain

 

Le plaisir de la naturalité

 

Le concurrent principal de la conserve et du surgelé ? Les produits frais. Ainsi, ces deux catégories œuvrent pour se défaire de leur image industrielle et revendiquer la naturalité et la fraîcheur de leurs produits. Picard, deuxième enseigne préférée des français, est véritablement parvenue à ré-enchanter sa catégorie. Pour cela, un vrai travail global sur la valorisation du produit, la diversification de l’offre et la créativité des recettes. Et sur ses packagings, le produit et sa fraîcheur sont glorifiés. L’ingrédient est mis en scène de façon moderne, avec une lumière blanche et naturelle, qui enlève tout soupçon d’une origine industrielle. Les marques de conserves donnent également à voir un produit brut frais sur leurs packs (à l’instar de Bonduelle), ainsi que sur le bocal en verre, rassurant du fait de sa transparence pour les consommateurs et véritable levier de croissance pour les entreprises. Ils sont par ailleurs plus chers que leurs équivalents en métal, alors qu’ils bénéficient du même traitement thermique. La perception est reine !

© Picard, Les légumes Picard, une mise en lumière de la fraîcheur du produit

 

Le plaisir de la découverte

 

Enfin, l’innovation produit est clé pour rendre une catégorie moins monotone et plus moderne. Et sur ce point, les marques sont très imaginatives ! Bonduelle a lancé des recettes exotiques, comme une gamme de pois chiches façon tajine ou des recettes plus traditionnelles autour des légumes secs. La marque va même plus loin, en dehors de la conserve, avec des légumes secs sous toutes ses formes, en pâtes, en riz et en perles et des riz de légumes (chou-fleur, brocoli, carottes).

Les innovations Bonduelle, sources de découverte et de plaisir

 

 

Pour les marques comme Picard, Cassegrain et Bonduelle, qui ont misé sur la valorisation de leurs produits, les résultats sont au rendez-vous. Les deux marques de conserves ont augmenté leurs parts de marché en 2019, tandis que Picard a augmenté son chiffre d’affaires de 3,8%. Peut-être que le succès qu’elles connaissent aujourd’hui se pérennisera, que les consommateurs qui achètent en ce moment par nécessité le feront demain par choix et par envie de se faire plaisir !

[1]https://www.lsa-conso.fr/xxxx,344410

 

[2]http://www.leparisien.fr/economie/coronavirus-les-ventes-des-produits-de-grande-consommation-ont-explose-avant-le-confinement-27-03-2020-8289156.php

 

[3]https://www.lefigaro.fr/conso/2019/01/21/20010-20190121ARTFIG00207-conserves-et-surgeles-les-consommateurs-francais-toujours-frileux.php

 

[4]http://www.influencia.net/fr/actualites/in,reputation,conserve-met-boite-sur-toile,8311.html

 

[5]http://www.influencia.net/fr/actualites/media-com,tendances,packaging-meilleur-allie-mieux-manger,8518.html

Cela fait bien longtemps que le pays de Rabelais a cédé au chant des sirènes du snacking, directement importé des Etats-Unis où le fast-food est roi. Il concerne désormais plus de 60% des Français au moins une fois par semaine et 1 panier sur 5 selon Nielsen ; un marché en pleine expansion qui représente aujourd’hui 2.8 milliards d’euros en grandes et petites surfaces. Nous savons que cette évolution est le reflet du changement profond des habitudes alimentaires, les pauses dej sont plus courtes et les prises plus fréquentes ; ainsi les Français totalisent jusqu’à 5,5 prises alimentaires en moyenne par jour.

 

Toutefois, ces dernières années le snacking a beaucoup évolué… Fini le monopole des sandwichs et des burgers, les consommateurs veulent manger rapidement ET sainement et c’est le snack healthy qui tire à présent le marché vers le haut. Salades, sushis, infusions, bowls… ce sont les bons produits de qualité, sourcés localement et bio qui explosent.

 

Mais le snack va-t-il s’arrêter là ? Que nous réserve 2020 ? SUB s’est intéressé aux nouvelles tendances du snacking, laissez-vous inspirer… and welcome on board !

 

 

DES CONSOMMATEURS AUX ENVIES D’AILLEURS

 

Si la France est réputée pour sa gastronomie et ses repas à table… cela ne rime pas forcément avec les codes du snacking qui implique plutôt des produits rapides à cuisiner et faciles à manger, c’est pourquoi nous nous tournons de plus en plus vers l’étranger et les cultures street-food inspirantes.

 

De plus, d’après une étude Mondelez, les produits de snacking ont une identité culturelle et sociologique forte qui se transmet de génération en génération – car pour 71% des interrogés les produits de snacking sont un moyen de se rappeler leur domicile et leurs racines.

Enfin les Français ont de manière globale un appétit grandissant pour les cuisines du monde, et selon les experts Xerfi les produits exotiques ont le vent en poupe. Ils prévoient notamment une hausse de 7,5% et 4% par an en moyenne pour les produits asiatiques et tex-mex. Les sushis, les plats indiens, les plats frais et surgelés exotiques, et enfin les produits respectant les préceptes religieux participent aussi à faire grimper le marché à quelques 300 millions.

 

Une tendance particulièrement plébiscitée par les millenials et qui n’a pas échappé à Charal qui a lancé les premiers Empanadas du marché. Des chaussons traditionnellement garnis à la viande et enrobés d’une pâte dorée, typiquement argentin et très facile à manger sur le pouce !

DES CONCEPTS INNOVANTS ET DES MARQUES TOUJOURS PLUS INVENTIVES

 

Dernièrement, ce sont les pays du Moyen-Orient qui tirent leur épingle du jeu et qui sont à l’honneur : Israël, Egypte, Liban… Une cuisine orientale à base de pain pita, de houmous, de falafels, de chawarma, etc. qui présente de nombreux avantages comme être souvent vegan et/ou riche en protéines végétales (pois chiches, lentilles, fèves…). De plus, les recettes sont particulièrement photogéniques grâce à de nombreuses textures et couleurs, un combo gagnant pour les cibles les plus jeunes, adeptes des réseaux sociaux. Enfin, les produits ont tout bons car ils peuvent se déguster rapidement, s’emporter ou même être partagés lors de l’apéro !

 

Une cuisine que l’on retrouve d’ailleurs chez l’un des restos les plus en vogue à Paris : MIZNON (qui signifie « buffet » en hébreu). Un concept israélien, de street-food haut de gamme importé directement de Tel-Aviv. Ici la cuisine est ouverte, l’ambiance sympathique et on crie votre nom quand votre pita est prête – que vous pouvez bien sûr manger sur place ou emporter dans les rues de la capitale !

Évidemment la grande distribution n’est pas en reste et profite également de ces nouvelles tendances. Mix Buffet a d’ailleurs sorti un nouveau concept de salade mezzé, directement inspiré de la restauration israélienne. Différents ingrédients sont regroupés dans une box en papier kraft et servis avec une sauce et des blinis comme vous pourriez le faire là-bas !

Enfin n’oublions pas que lorsque l’on parle de snacking, on se doit aussi de (re)penser l’emballage car la recherche de praticité est tout aussi importante que la recette et la sélection des ingrédients. Les formats doivent être nomades, multi-usages, micro-ondables, tout en étant le plus écolo possible…

 

En effet, comment peut-on aujourd’hui concilier praticité, un prérequis de la catégorie, et responsabilité, une demande de plus en plus pressante de la part des consommateurs ?

 

Comment continuer à penser l’offre snacking qu’elle soit healthy, ethnique ou exotique à l’heure du zéro déchet … un challenge que les marques et leurs agences se doivent d’ores et déjà d’anticiper.

SOURCES :

_Mondelez, State of snacking, 2019

_Gira conseil, Cahier de tendances 2018

_Nielsen Homescan, Total France 2018

_Les Echos, Le snacking séduit de plus en plus de Français, 2019

SAVOUREZ CHAQUE INSTANT AVEC BONNE MAMAN, MES INFUSIONS

 

Bonne Maman souhaite développer une toute nouvelle gamme au sein de sa marque. Pour ceci, elle décide donc de mettre à profit son expertise des fruits et des fleurs pour créer les infusions bio et artisanales, véritable ode au bien-être.

 

À travers cette nouvelle collaboration, la marque nous a interrogé afin de l’accompagner pour le développement de cette gamme et pour la création du packaging du coffret et des 5 boîtes à collectionner.

 

Retrouvez le CAS complet dans notre rubrique Réalisations !

Pour la deuxième année consécutive, SUB propose de prendre un peu de hauteur et partage l’évolution de ses tendances et de son analyse de nos sociétés et de leurs conséquences sur notre environnement et notre consommation de manière transversale (exemples culturels, illustrations design et packaging).

 

Décidé à prendre du recul pour mieux avancer, notre RE_VIEW repose sur une observation minutieuse de l’année écoulée et se décompose en 3 grands opus inspirant pour demain.

 

Au commencement, il y a l’année 2018. Que retenir de cette année dense tiraillée entre une actualité internationale rude et une France cristallisée par le mouvement des gilets jaunes ?

 

Le fossé entre aspirations et réalités se creuse et nourrit un certain sentiment d’amertume…

 

Face à cette défiance généralisée, comment vivre dans ce bonheur surfait, comment survivre ?

 

Bienvenue dans une nouvelle ère, celle du « NEWSURVIVALISME »car l’imaginaire de la survie nous incite, toujours, tout à chacun, à repenser notre monde…

 

Que ce soit :

_seul, dans notre bulle

_en communauté, à l’extrême

_scientifiquement & virtuellement

 

Des constats de société que nous avons analysés, explorés, transformés avec une équipe pluridisciplinaire en 3 grandes tendances aspirationnelles pour demain.

 

#1 ORA

 

Force est de constater que face à cette violence extérieure, il nous est parfois nécessaire de nous protéger dans une forme de bulle qui nous incite à l’introspection, au développement personnel, à notre bien-être, comme pour nous rassurer et asseoir cet équilibre tant recherché.

#2 EREMIT

 

Face à cette insatisfaction et au désordre ambiant qui nous entoure, nous ressentons aussi le besoin de nous extraire, de nous retirer, de nous rassembler avec nos pairs, selon nos convictions et nos rites, dans un monde incarné où le vrai et le brut font référence.

#3 21014

 

Et si notre salut se trouvait dans la recherche ? Dans ces technologies qui vont nous sauver, nous aider à surmonter ces difficultés, tout en décuplant nos capacités créatives et émotionnelles. Une nouvelle dimension scientifique et artificielle pour une meilleure vie.

À retenir pour 2019 …

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DES PETITES DOUCEURS QUI RAVIRONT LES PETITS ET LES GRANDS

 

Bonne Maman, est la marque qui propose à ses consommateurs le retour à l’enfance et qui leur permet de revivre les sensations les plus enfouies dans leur inconscient.À travers cette nouvelle belle collaboration, la marque nous a interrogé afin de l’accompagner pour pourvoir s’implanter au sein d’un nouveau rayon la confiserie et proposer des pâtes de fruits au goût unique et issus des meilleurs sélections de fruits.

 

Quoi de plus naturel le qu’une  recette de confiserie fruitée de qualité pour Bonne Maman ?

 

Retrouvez le cas complet dans notre rubrique Réalisation !

CONTEXTE

 

A l’occasion de la fête des mères 2019, Bonne Maman a souhaité reprendre la parole et créer un nouveau produit évènementiel pour cette belle occasion.

L’idée est de proposer une recette unique et éphémère de confiture spécialement inventée pour la fête de toutes les mamans. Elle est emballée dans un écrin qui vient sublimer ce beau présent qui pourra être conservé et réutilisé.

Dans ce cadre, SUB a été interrogé pour créer l’identité de la boite et de l’étiquette.

 

CHALLENGE

 

_Comment créer une offre exceptionnelle qui puisse être unique, à l’image de la créativité, de la gourmandise, du soin et de l’affection que met Bonne Maman dans cette confiture surprenante ?

 

NOTRE RÉPONSE

 

Un travail minutieux et délicat activé par tous les éléments du pack :

Travail sur un style illustratif propriétaire autour du printemps : les fruits et les fleurs dans un traité à l’aquarelle.

– Création d’une appellation unique qui invite au rêve, au moment volé.

– Création de codes plus travaillés et plus délicats. Un travail des matières et d’effets avec des embossages sur la boite afin de mettre en avant les détails mis par Bonne Maman dans ce bel écrin.

– La notion de cadeau est célébrée afin de pouvoir conserver un souvenir précieux de ce jour.

Bonne Maman et SUB c’est une belle histoire, retour sur notre réalisation pour la fête des mères 2018 !

Aujourd’hui 1 décès sur 5 est dû à une mauvaise alimentation… 

Malgré la volonté d’avoir une alimentation de bonne qualité nutritionnelle, grand nombre de français n’ont ni le temps, ni l’envie de préparer des repas sophistiqués au quotidien. L’équipe du planning stratégique chez SUB, nous propose une infographie des nouvelles formes de snacking nomades !

 


L’équipe du planning stratégique chez SUB, agence de design participatif

LE CONTEXTE

 

Sur le marché très concurrentiel et en croissance du burger, la marque Charal forte de son expertise et de son savoir-faire sur la viande a installé 2 rendez-vous annuels avec ses consommateurs en proposant des nouvelles recettes inédites de burger.

De savoureux burgers aux recettes originales, pratiques et facile à réchauffer grâce à la Grillbox.

 

LE CHALLENGE

 

_Comment retranscrire l’univers de chaque nouvelle recette en respectant la ligne graphique tout en ayant une identité propre exprimant la thématique du produit ?

 

LA RÉPONSE DE SUB

 

_Capitaliser sur la marque et ses codes forts et identitaires, en conservant la structure transversale de la charte Snacking.

_ Rechercher un nom et créer une dénomination cohérente et explicite en lien avec l’univers de la recette.

_ Mettre en place une réponse graphique faisant voyager le consommateur à chaque nouvelle recette.

 

 
 
 

 

 

Retrouvez nos Réalisations dans notre cas Charal !

Dans un contexte de méfiance généralisée et de remise en question de la mondialisation, les consommateurs plébiscitent désormais le local au détriment du global : plus de 8 Français sur 10 voient le local comme un outil pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux et 23% des Français âgés de plus de 18 ans se considèrent comme des locavores*. Tour d’horizon d’un marché prometteur, en pleine expansion, avec ses adeptes et ses détracteurs.

Tout d’abord, le locavorisme n’est pas si nouveau. Dès le Moyen Âge, les producteurs et les clients se retrouvent sur les marchés forains pour échanger en direct… mais la modernisation du commerce et l’explosion de la grande distribution dans les années 70 ont peu à peu distancié ces liens, en ajoutant de nombreux intermédiaires. Ce n’est que dans les années 2000, avec la crise de la vache folle et les scandales alimentaires qui suivront, que les consommateurs se réveillent et s’inquiètent, changeant petit à petit leurs habitudes ;

Car quoi de plus rassurant finalement que d’acheter directement au producteur que l’on connaît ? Comme au Japon lorsque les mères de familles, citadines, créent les « teikei » et passent des contrats en direct avec les producteurs de riz, en échange d’une production sans produit chimique. Un moyen de retrouver de la transparence et de la confiance.

DU MADE IN FRANCE AU MADE IN NORMANDIE

On se souvient du journaliste Benjamin Carle qui s’était lancé un défi un peu fou en 2014 : vivre 100% français pendant un an, pointant du doigt la difficulté de s’approvisionner en produits français face à une économie délocalisée. Mais petit à petit, le marché s’est développé et de nombreuses marques se sont positionnées sur ce créneau valorisant nos ressources nationales. Il est désormais possible d’avoir un slip français, un jean français, de manger du chocolat français et même de boire de la soupe fabriquée en France… mais doit-on s’arrêter là ?

 

© Le chocolat des Français

En poussant le concept encore plus loin, d’autres acteurs ont cherché à valoriser des terroirs plus précis comme la marque Saint James, un village normand devenu une marque légendaire, qui produit depuis 1850, des vêtements chauds grâce à la laine de pays des moutons dits de pré-salés ou le Coq Tocqué qui valorise un terroir de qualité et assure des cidres et jus de pommes 100% normands.

Ou même la célèbre Tata Harper, dont la marque éponyme est spécialisée dans la cosmétique haut de gamme 100% naturelle avec des formules ultra-concentrées en actifs végétaux sans aucun agent synthétique et qui surtout contrôle toute la chaine de production grâce à sa ferme dans le Vermont où ont lieu la culture, la formulation et la production des cosmétiques, chose très rare ! Ici nul doute, on sait parfaitement ce qu’on se met sur la peau.

© Tata Harper

© Le Coq Toqué

 

 

Enfin, Chez ce cher Serge, on assure certes des produits français, mais plus que ça, on garantit des produits à l’impact environnemental minimisé en choisissant des fournisseurs de matières premières à proximité des transformateurs. Ainsi le champ de blé et le meunier sont à seulement 60km des ateliers de cuisine. La marque n’hésite pas à communiquer sur cet engagement « on-pack ».

© Chez ce cher Serge

© Chez ce cher Serge

LES LIMITES DU LOCAVORISME

Déjà, le locavorisme ne doit pas être dénué de bon sens. Des aliments produits localement mais « hors-saison » sous serre chauffée consommeront toujours plus d’énergie et rejetteront plus de gaz à effet de serre que des produits importés de pays où ils sont cultivés en plein air, et ce même avec un long transport. Exemple : une salade cultivée en Allemagne, sous serre, en hiver aura un bilan en termes de CO2 émis, de la production à la consommation, deux fois plus élevé que le même légume importé d’Espagne où il est cultivé en plein air !

Se pose ensuite la question de la logistique et du transport. Ce n’est pas parce qu’un produit parcourt une plus petite distance que son impact environnemental est plus faible. En effet, ramenées au kilogramme de produit transporté, les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre varient d’un moyen à l’autre. Par exemple, les émissions par kilomètre parcouru et par tonne transportée sont environ 10 fois plus faibles pour un poids lourd de 32 tonnes et 100 fois plus faibles pour un cargo transocéanique que pour une camionnette de moins de 3,5 tonnes car ils permettent de parcourir de plus grandes distances à impact gaz à effet de serre équivalent.

Enfin, certains chercheurs comme Philippe Silberzahn, soulèvent un autre problème : celui de remettre en cause les bienfaits de la division du travail qui permettent de créer de la valeur. En effet, plus les producteurs sont locaux, plus ils sont petits car le marché est notamment limité, et plus leurs coûts sont élevés. La rentabilité est moindre et le risque est aussi que les prix augmentent. Prenons comme exemple la traditionnelle baguette : je peux certes la faire moi-même. Cependant l’achat des ingrédients et des outils rendra le coût de ma baguette supérieur au prix affiché en boulangerie. Car lorsqu’un professionnel spécialisé fabrique une baguette, il en produit beaucoup, son expertise et sa spécialisation assurent sa performance économique. Il amortit ainsi plus facilement ses investissements.

ET DEMAIN ?

De nouveaux concepts voient le jour et proposent notamment des dispositifs qui allient expertise, localité et véritable proximité. Par ce biais ils limitent ainsi le coût énergétique du transport qui, nous le savons, représente environ 11%** de l’impact environnemental d’un produit.

Certains chefs ou centres commerciaux ont installé une partie de leur potager directement sur les toits de leurs buildings, comme à So Ouest où une exploitation maraichère de 220 m2 évolue selon les principes de la permaculture. Ici les légumes, fruits et aromates sont cultivés verticalement, sans herbicides, ni pesticides, ni engrais ! Ils sont ensuite proposés aux restaurateurs du centre et des environs (environ 290 kg de fraises et 1,7 tonnes de tomates à l’été 2018).

 

© Farmhouse

© Farmhouse